mardi 24 février 2009

la Tunisie classée 14ème par… Nokia


Le numéro un mondial du téléphone portable, le groupe Nokia Siemens Networks vient de publier l’édition 2009 de son analyse «Connectivity Scorecard». Il s’agit d’une véritable hiérarchie internationale classant une cinquantaine de pays, en fonction de l’utilisations qu’ils font des technologies de l’information et de la communication.
  • La Tunisie est classée 14ème avec un score de 3,50 soit mieux que des pays comme la Chine (15ème avec 3,19). L’Egypte est loin derrière en 17ème position pour une note de 3,02). Nous ferons toutefois nettement moins que l’Afrique du Sud qui affiche une note de 5,76. Curieusement, nos voisins maghrébins ne figurent pas dans les tableaux du constructeur finlandais. Ainsi, ni l’Algérie, ni le Maroc, ni même la Libye ne seront comptés. Nous voici frustrés d’une énième comparaison.

    Sans surprise, les Etats-Unis se retrouvent dans le fauteuil du leader mondial avec un score de 7,71, suivis des éternels pays scandinaves, la Suède et le Danemark, respectivement 3ème et 4ème avec 7,47 et 7,18. Le Japon est bon 10ème avec 5,87. Mais c’est le score de la Corée du Sud qui paraît le plus surprenant avec 4,17, soit moins bien que la Belgique ou l’Irelande. Une surprise, donc, d’autant plus que les Coréens caracolent depuis longtemps en tête de la plupart des classements internationaux qui concernent les technologies de la communication.

    Un bémol, toutefois, pour les Tunisiens. Les pays classés ont d’abord été répartis sur deux groupes. D’une part, les économies considérées comme étant «dirigées» par l’innovation (innovation driven economy), et, d’autre part, les économies qui sont plutôt stimulées par l’efficacité (efficiency driven economy). On comprendra plus tard qu’il s’agit d’euphémismes à peine voilés, pour distinguer les plus riches des Etats émergents.

    Il n’empêche. Les scores ont été calculés selon des critères similaires, mais avec quelques différences au niveau des coefficients. Ainsi, on comprendra mieux comment nous avons réussi à battre les Espagnols sur le fil avec leur petit 3,49.

    Pour en revenir au score tunisien, on saura que nos chiffres ont d’abord été dopés par le taux de pénétration élevé de la téléphonie mobile. L’analyse l’énoncera clairement : «le secteur des communications mobiles (NDLR : en Tunisie) est concurrentiel, et a produit des résultats exceptionnels dans un laps de temps». Notre pays aurait même pu réaliser un meilleur score. Mais le taux relativement bas de l’équipement des Tunisiens en ordinateurs, et quelques faiblesses au niveau de la e-gouvernance nous ont tirés vers le bas. L’équipe mandatée par Nokia trouve également que l’investissements de nos entreprises en matériel informatique et en logiciels est plutôt maigre.

    A noter également, selon cette étude, une certaine carence en matière de serveurs internet sécurisés. Mais le point faible principal est notre taux de pénétration de l’ADSL considéré comme bien inférieur à d’autres pays de la même catégorie, comme le Chili et la Malaisie.

    Cela étant posé, le score de notre pays correspond bien, selon les auteurs, à nos performances en termes de développement humain, et à notre position dans le classement de l’Union international des Télécommunications (le fameux Digital Opportunity Index). Pas de réelles surprises, donc. Même si l’analyse vise aussi à relever l’impact des technologies de la communication sur la croissance économique. Il s’agirait même de l’élément central de la «Connectivity Scorecard».

    On rappellera à cet égard que l’objectif de la Tunisie est de porter la part des TIC dans son PIB à 13%. Et qu’un troisième opérateur des télécommunications sera bientôt en lice. Assurément des facteurs décisifs pour améliorer encore notre score, à la prochaine édition de ce classement.

Google Android sur les netbooks d'Asus

L'OS mobile de Mountain View pourrait véritablement décoller hors du téléphone

Si Google Android a encore du mal à percer dans la téléphonie mobile (seuls deux ou trois combinés exploitent aujourd'hui ce système d'exploitation), l'OS pourrait se faire une place dans les netbooks.

Cela fait longtemps que Google mise sur ce marché. En fait, Android a été dès l'origine écrit pour adresser le segment des smartphones mais aussi celui des MID (Mobile Internet Devices) et des netbooks. Google a intégré des paramètres de configuration dédiés à ces usages dans le code source d’Android.

Archos est le premier à s'être tourné vers Android avec une nouvelle gamme baptisée IMT pour Internet Media Tablet. La nouvelle tablette Internet du fabricant inclura donc Google Android (en lieu et place de l'OS d'Archos) afin de gérer les fonctions téléphoniques (une nouveauté chez Archos), Internet mobile, le tout en HSDPA et divertissements (applications tierces).

Mais la vraie bonne nouvelle pour Google provient d'Asus, le numéro deux mondial des netbooks. Le taiwanais a ainsi indiqué qu'Android pourrait équiper une de ses machines à la fin de l'année. Une équipe d'ingénieurs pour travailler en ce sens a été mise en place, a indiqué le fabricant à l'agence Bloomberg.

Si Asus s'engage véritablement dans cette stratégie, cela pourrait rebattre les cartes d'un marché aujourd'hui dominé par Windows XP alors que les netbooks étaient à l'origine pensés pour faire tourner des OS libres...

L’Europe veut pouvoir écouter les communications sur IP

Afin de lutter contre les mouvements mafieux, l’organisation Eurojust souhaite encadrer légalement les conversations en voix sur IP. Une initiative qui annonce une bataille entre transparence et chiffrement

Depuis que Skype a rendu secret son système de chiffrement des conversations, certains Etats considèrent cette décision comme un manque de transparence patent.

C’est le cas des autorités italiennes qui, dans le cadre da la lutte contre le crime organisé fait pression auprès de l’Europe afin de pouvoir écouter certaines conversations sur IP.

En ce sens, l'unité de coopération judiciaire de l'Union européenne, Eurojust, a annoncé dans un communiqué qu' à la demande de la Direzione Nazionale Antimafia à Rome, son bureau italien allait "jouer un rôle clé dans la coordination et la coopération d'enquêtes sur l'utilisation de systèmes de VoIP comme Skype".

Eurojust a donc annoncé clairement que l'objectif était de : "lever les obstacles techniques et judiciaires à l'interception des conversations téléphoniques via des systèmes de téléphonie sur Internet, en prenant en compte les diverses règles de protection des données et droits civils".

Le second attendu est clair sur les restrictions apportées à ces écoutes. Il ne serait pas possible d’écouter n’importe qui et n’importe quoi. En principe. L’objectif est "d'empêcher les criminels d'utiliser Skype et d'autres systèmes pour planifier et organiser leurs actions illégales".

Pour motiver son propos, Eurojust explique qu’il y a actuellement un accroissement de l’utilisation des services de voix sur IP par les réseaux mafieux afin de passer outre toute législation et écoute de la part d’organismes gouvernementaux. Une manière aussi de contourner (et d’obliger) les éditeurs tels que Skype  à révéler leurs petits secrets.

On est alors en droit de se demander comment une telle mesure serait applicable en France et à quelle autorité serait dévolu ce rôle.

Le projet openSUSE ne sera pas abandonné

Les temps sont durs, même dans le monde des logiciels libres

Dans une lettre ouverte, Pascal Bleser et Bryen Yunashko, membres du directoire du projet openSUSE se veulent rassurants : malgré la vague de licenciements programmée chez Novell, le système d’exploitation Linux openSUSE ne sera pas mis de côté.

Les auteurs de ce courrier électronique rappellent ainsi que "l’openSUSE est un projet communautaire, conduit par Novell et la communauté open source. Au sein de ce projet, nous ne faisons aucune distinction entre les employés de Novell et les autres participants. À ce titre, les personnes qui ont été licenciées demeurent toujours des membres importants de ce projet, et nous nous réjouissons de la possibilité de continuer à travailler avec elles comme avec les autres membres, pour le bien de notre communauté, de notre distribution Linux et du logiciel libre en général."

En d’autres termes, chômage ou pas, un programmeur reste un programmeur : vu sous cet angle, le projet openSUSE ne risque donc pas de manquer de bras (sic.). Les deux auteurs soulignent également que Novell reste toujours aussi engagé dans la poursuite de ce projet, ce qui demeure d’autant plus logique que l’activité Linux a crû de façon importante au sein de la compagnie.

Si ce courrier peut prêter à sourire (jaune), vu de France, il reflète toutefois une réalité : pratiquement tous les Américains connaissent un membre de leur famille qui a perdu son travail au cours de neuf derniers mois. C’est dans ce contexte que Novell a prévu de se séparer de près de 100 employés. La descente aux enfers semble ralentir mais la croissance n’est pas encore à l’ordre du jour.

mardi 17 février 2009

Firefox Mozilla se lance dans la téléphonie mobile




Mozilla envisage de concevoir un smartphone : l'ensemble applicatif et le matériel, et pas simplement l'OS. Un chantier Open Source, auquel chacun peut contribuer, vient ainsi d'être lancé.

L’éditeur de Firefox a annoncé lui-même son intérêt pour la téléphonie sur le blog des Mozilla Labs. Il n'existe certes encore aucun projet concret de téléphone dans l'agenda de l'éditeur, mais celui-ci commence néanmoins à défricher le terrain. Aza Raskin, chercheur aux Mozilla Labs, et le designer Billy May, planchent conjointement et présentent le fruit de leurs travaux sur un site baptisé fort à propos Mozphone.com.

Le premier modèle présenté s'inspire de l’écran cliquable BlackBerry Storm. Pour valider une action sur ce mobile, il est nécessaire d'exercer une pression sur l'écran. En s'enfonçant légèrement l'utilisateur ressent un "clic". Il sera associé à un clavier OLED (semblable à l'Optimus) dont chaque touche intègre un minuscule écran couleur. Une même touche pourra, selon l'application utilisée, arborer un chiffre, une icône, ou une lettre. L'idée est d'optimiser la surface entière du dispositif en faisant en sorte que chaque millimètre carré de la machine soit en interaction avec l'utilisateur. Il propose ainsi un clavier prédictif s'adaptant au contexte.

Des illustrations permettent de mieux comprendre le fonctionnement théorique du nouveau concept téléphone : lors de l'utilisation d'un navigateur Web, le clavier affiche les favicones et les principaux boutons de navigation ; en mode courriel, les mêmes touches du clavier changent d'aspect et affichent des lettres et des raccourcis permettant de choisir un destinataire ou d'envoyer le mail. 

dimanche 15 février 2009

Le procès de Pirate Bay en live sur le Net

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4 pirates suédois dans la galère4 pirates suédois dans la galèreLundi prochain débute en Suède l’un des procès les plus intéressants de l’année. Derrière la barre des accusés : les administrateurs de The Pirate Bay. Ceux-ci, dans leur souci de médiatisation constante de leur action,  ont fait le vœu, en début de semaine, d’une retransmission en direct des débats depuis le tribunal : « Dans cette affaire, 90% des médias se retrouvent dans la partie adverse », affirmait Peter Sunde, alias Brokep avant d’ajouter, « il est important de dire les choses telles qu’elles sont, nous voulons jouer cartes sur table dans un réel souci de transparence ».

Le procès de l'année ?

Le cri des « pirates » a donc été entendu. L’intégralité du procès sera diffusée sur SVT24, un média public suédois. Plus exactement, c’est la bande son qui sera disponible, en streaming, sur le site Internet de la station. Contrairement à la loi française, la législation suédoise permet de retransmettre la bande son d’un procès. Les images, elles, sont soumises à une autorisation spéciale du tribunal qui n’a pas été obtenue dans ce cas précis.

La rédaction de Tom's Guide ne compte pas d'expert en suédois dans ses rangs mais nous ne manquerons pas de vous faire des comptes-rendus précis du procès dès lundi.

La synchro mobile gratuite avec Google

Google SyncGoogle Sync

Adieu MobileMe et Exchange, Apple et Microsoft peuvent se faire du souci face au nouveau service de synchronisation mobile de Google.

Inutile avec Android

Tout comme MobileMe et dans une moindre mesure Exchange, Google Sync rassemble les données issues aussi bien de son ordinateur que de son mobile. Comme dans toute synchronisation, une mise à jour sur l’un ou l’autre des appareils est directement répercutée sur tous les autres. Cela est bien entendu valable aussi bien pour les contacts que pour les calendriers.

La compatibilité est assurée avec des principales plateformes du marché : iPhone, Blackberry, Nokia S60 et standard, Sony Ericsson et Windows Mobile. Android n'est quant à lui pas supporté, car il intègre déjà toutes ces fonctionnalités.